les ressources insoupçonnées de la colère

Les ressources insoupçonnées de la colère

Mon titre « Les ressources insoupçonnées de la colère » est directement inspiré du titre du livre de Marshall B. Rosenberg. « La communication non violente nous apprend en effet que la colère est le signal d’alarme de notre déconnexion avec nos besoins ». Vu sous cet angle et le contexte actuel, nous comprenons aussi tout à fait le climat de ces dernières semaines. Seulement une fois qu’on a su écouter ce signal, on en fait quoi? En quoi, peut-il être une ressource?

Définition de la colère

La colère est une émotion. Emotion vient de « emovere » soit « mouvement qui va vers l’extérieur ». Il s’agit même d’une émotion archaïque. C’est donc un mécanisme de défense qui peut assurer parfois notre survis.

Elle nous pose problème la plupart du temps dans notre rapport aux autres. Il nous manque souvent de bons outils pour l’exprimer sans agressivité. La communication non violente nous apprend à l’exprimer avec le message « Je ». Par exemple, « quand tu arrives systématiquement en retard à nos rendez-vous, je ne me sens pas respecté. J’ai le sentiment que tu n’as pas compris l’enjeu pour moi que l’on puisse commencer et finir nos échanges aux horaires prévus. Ce que je te demande à l’avenir, c’est d’être ponctuel. » Ici, la colère est exprimée avec douceur et avec une demande forte.

Pourquoi apprendre à vivre sa colère autrement?

Lorsque l’on est en colère, nous fabriquons du cortisol et donc l’hormone du stress. 5 minutes de colère se traduisent par 5H durant lesquelles toutes nos défenses immunitaires sont réduites. De plus, nous sommes fragiles émotionnellement durant toute cette période. Ainsi, un soucis au travail à 15H peut avoir des répercussions à la maison avec notre famille à 19H. Le cortisol stocke les graisses et empêche la régulation de nos émotions. C’est pourquoi pour travailler sur votre physiologie si cela arrive, la cohérence cardiaque est un outil merveilleux qui peut se travailler en parallèle.

La bonne nouvelle est que quelque soit notre âge et notre éducation la communication non violente peut nous aider. L’idée est de mettre la colère au service de son développement personnel, de sa réussite et de ses relations.

La communication non violente et la colère

La communication non violente

J’aime beaucoup la communication non violente car elle vise à tenter de trouver un moyen de combler nos besoins. Par conséquent, elle nous propose un mode d’expression participant à notre bien-être mais aussi celui de notre entourage. Nous y prenons aussi conscience des pensées intérieures qui provoquent notre colère. En effet, n’avez-vous pas déjà remarqué, par exemple, que le même comportement d’un enfant peut mettre en colère un des parent et pas du tout l’autre? Ainsi, notre colère parle aussi de nous. On y parle donc de besoins insatisfaits. Le vocabulaire nous manque la plupart du temps et parfois même la compréhension de ce besoin.

Comment la colère peut-elle alors être positive?

« Lorsque nous sommes reliés à nos besoins, la colère n’aura plus lieu d’être. L’émotion n’a pas été réprimée, mais elle s’est transformée en sentiment de service de nos besoins ». En communiquant avec nos besoins, nous nous éloignons aussi du fait que les autres ont tort.

Alors la colère n’est pas l’émotion la plus agréable à ressentir. Pourtant, nous la ressentons tous. Se dire « calme toi » ne sert la plupart du temps à rien. Il est donc plutôt conseillé de l’accueillir que de la cacher et faire comme si elle n’était pas là. Elle a, en effet, le don de savoir ressortir d’une manière ou d’une autre. Peut-être a-t-on besoin de s’isoler? Parfois quelques instants suffisent pour en comprendre le vrai déclencheur. Cela permet donc de mettre le doigt sur l’image ou le jugement qui nous met en colère. Marshall B. Rosenberg nous conseille de faire cela en introspection et en silence, ne rien exprimer à voix haute. « Nous prenons simplement conscience du fait que notre colère ne résulte pas des actes des autres mais de l’évaluation que l’on en fait ». Ainsi, cela va aider à comprendre le besoin qui s’y cache.

Le dialogue avec l’autre pourra alors s’ouvrir par la suite. C’est donc seulement ici que nous indiquerons à l’autre :

  • ce qui nous a mis en colère,
  • ce que nous ressentons,
  • nos besoins insatisfaits
  • et avec une demande claire

Ainsi, vu comme cela, nous pouvons comprendre que la colère peut aussi nous faire avancer dans notre rapport à l’autre. Je pense aussi qu’elle nous permet de faire bouger certaines situations. Elle nous donne parfois l’énergie de soulever des montagnes si on contacte l’aspect le plus positif. Etant une émotion qui peut être également destructrice pour soi-même, ces idées sont très intéressantes. Il ne s’agit pas d’être parfait mais d’observer toute la transformation dont nous sommes capables.

Il y a également cette idée que plus nous nous connaissons nous-même plus nous comprenons également notre entourage.

Un accompagnement pour la colère quand on n’arrive pas à la transformer?

La colère lorsqu’elle est trop présente, incomprise ou trop difficile à évacuer peut faire l’objet d’un accompagnement. En effet, il arrive que notre colère appartienne à notre quotidien et qu’elle ne finisse par s’exprimer que par la « goutte d’eau qui fait déborder le vase ». Le pourquoi de notre colère est devenu complètement flou et appartient à un mal-être trop présent. Dans ce cas, je pense qu’il faut avant tout prendre un temps pour soi pour renouer avec soi-même.

Les outils que je propose pour cela:

La sophrologie apporte une aide précieuse dans la conscience de soi. Elle vise entre autre à améliorer son bien-être et son quotidien en proposant des outils à faire chez soi. Visualisation et suggestions positives permettent au fur et à mesure de l’accompagnement d’instaurer un état de bien-être. La colère peut d’ailleurs faire partie d’une des séances proposées dans mon programme vivre sans stress.

Si vous souhaitez en savoir plus et tester 3 exercices de sophrologie gratuitement, cliquez sur ce lien pour vous inscrire aux 4 videos de découverte que je vous offre:

https://booster-mon-bien-etre.systeme.io/sophrologie

L’hypnose peut viser de travailler avec ses mécanismes inconscients et ses schémas de pensées. J’aime l’hypnose Ericksonienne car elle propose également de renouer avec soi-même à l’aide de métaphores et de manière très libre. L’apprentissage de l’auto-hypnose au fil des séances est également une belle manière de partir à l’exploration de soi-même.

L’EFT peut très bien se combiner avec les 2 méthodes précédentes en proposant un outil pour évacuer. Cette technique de libération des émotions allie le fait de « tapoter » sur des points connus en acupuncture (sans la précision des aiguilles) avec un accueil de ses émotions pour pouvoir aller vers des ressentis et donc des affirmations de plus en plus positives.

Je vous ai également préparer de nouvelles affirmations positives sur ma chaîne YouTube sur ce sujet.

Publié par

Ingrid

Je suis Ingrid Lecoeur, sophrologue et praticienne en Hypnose Ericksonienne spécialisée dans la perte de poids et l’arrêt du tabac. Je pense que tout changement doit se faire dans l’écoute de soi et de ses émotions. Pour cela, je vous propose de vous accompagner pour aller à la rencontre de vous-même et créer ces changements qui vous tiennent à coeur.

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